Gestion de flotte
19.01.2026
5 min de lecture

Fiscalité automobile 2026 : ce qui change pour les flottes… et comment anticiper (sans subir)

Franck GAULTIER
Marketing & Communication FR
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Ce qu’il faut retenir :

. Le durcissement de la fiscalité des flottes automobiles est confirmé pour 2026

. Les taxes annuelles prennent de plus en plus de poids dans le TCO des flottes automobiles

. Pour éviter de subir ces augmentations, il est, plus que jamais, indispensable d’anticiper différentes actions 

. Compte tenu des différentes évolutions, la gestion de flotte en 2026 doit être outillée et pilotée, pour ne pas subir

. Spécialiste du véhicule connecté depuis 2016, Optimum propose une solution de gestion de flotte automobile 360° permettant de répondre aux enjeux actuels et futurs des gestionnaires de flotte.

Au 1er janvier 2026, la fiscalité automobile des entreprises continue de se durcir. Bonus qui s’effacent, malus qui se renforcent et taxes annuelles qui pèsent de plus en plus lourd dans le TCO : la trajectoire est claire.
L’objectif de l’État est double : accélérer la transition énergétique et réorienter les choix des entreprises vers des véhicules moins émetteurs de rejets polluants.

Dans ce contexte, une flotte “pilotée à l’intuition” devient un risque financier conséquent pour les entreprises. À l’inverse, une flotte mesurée, simulée et optimisée peut absorber ces changements tout en conservant un haut niveau de service pour les collaborateurs.

2026 : une fiscalité plus stricte, dans la continuité des mesures 2025

Plusieurs mesures sont déjà actées pour 2026, tandis que d’autres restent liées aux arbitrages du PLF 2026. Le résultat reste le même pour les gestionnaires de parc : une pression fiscale renforcée à différents niveaux et une nécessité de recalibrer les choix de véhicules.

Parmi les points clés à retenir, le paysage fiscal se structure autour de trois grandes logiques :

  • Taxer davantage les véhicules les plus polluants
  • Rendre moins attractifs les véhicules thermiques (y compris certains hybrides)
  • Renforcer les mécanismes incitatifs autour du “verdissement” des flottes

 

Des changements concrets pour les gestionnaires de flotte automobile !

1) Le TCO (coût total de détention) devient plus sensible… et plus volatil

En 2026, la fiscalité n’est plus un paramètre “à part” : elle pèse directement sur le budget annuel et peut faire basculer la rentabilité d’un modèle.

Le piège classique : comparer des véhicules uniquement sur le prix catalogue ou le loyer LLD.
La bonne approche consiste à raisonner en terme de TCO complet, fiscalité incluse. Tous les paramètres doivent ainsi être pris en considération : coût d’acquisition ou de location, facture énergétique (carburant et/ou recharges électriques), entretiens, fiscalité (TUV, AEN, TAI…),etc…

 

2) Les arbitrages thermiques / hybrides / électriques se complexifient

Les entreprises doivent composer avec des règles qui évoluent presque chaque année : seuils, barèmes, taxes annuelles… ce qui impose de réévaluer régulièrement la Car Policy.

Il devient essentiel de surveiller et anticiper les seuils fiscaux et de réévaluer ses choix de véhicules au fil des évolutions.

3) La fiscalité annuelle devient un sujet de pilotage (et pas seulement d’immatriculation)

Ces dernières années, l’attention était souvent focalisée sur le malus à l’achat. Mais la tendance se confirme : les taxes annuelles prennent une place croissante dans les budgets flottes.

En clair : un mauvais choix ne coûte plus “une seule fois”, il coûte tous les ans, avec une tendance haussière.

 

Les 6 réflexes gagnants pour anticiper la fiscalité 2026

Parce que la gestion d’une flotte automobile ne peut, désormais plus, s’effectuer à l’instinct, voici une grille de lecture très opérationnelle et directement actionnable pour 2026.

1) Mettre à jour vos simulations budgétaires 2026 (TCO + fiscalité)

Avant toute commande ou renouvellement, construisez des comparatifs par usage réel : kilométrage, énergie, affectation, durée de détention.

=> Objectif : éviter les “fausses bonnes idées” véhicule séduisant sur le loyer, pénalisant fiscalement.

=> Moyen : nos experts vous accompagnent durant cette étape en vous proposant un audit complet de votre flotte automobile. Cet audit, gratuit et sans engagement, vous permet de bénéficier d’une photographie à l’instant T de votre flotte automobile et d’identifier les leviers d’optimisation.

 

2) Ajuster la Car Policy en fonction des nouveaux curseurs

L’enjeu n’est pas de “passer tout en électrique demain”, mais de définir des règles simples : quels véhicules pour quels usages ? Quels sont les véhicules « électrifiables » ? Comment calibrer les besoins en recharges électriques.

=> Objectif : identifier les véhicules « électrifiables ».

=> Moyen : le recours à la télématique embarquée permet d’avoir une vision objective et concrète sur les usages actuels de vos véhicules : nombre de kilomètres quotidiens, durée des temps d’arrêts, localisation des lieux de stationnement nocturnes… L’analyse des usages réels permet de savoir, concrètement, quels sont les véhicules qui peuvent/doivent être électrifiés en priorité.

 

3) Intégrer les taxes annuelles dans le pilotage mensuel

Les taxes annuelles deviennent un poste à suivre comme le carburant, les sinistres ou les pneus. A titre d’exemple, un bon indicateur à suivre serait le coût fiscal annuel par véhicule, puis par entité, puis par typologie de véhicules et/ou d’usage.

=> Objectif : identifier les impacts fiscaux de vos arbitrages ainsi que les optimisations envisageables

=> Moyen : nos experts vous accompagnent et vous conseillent également sur ces différents aspects. Par exemple, pour les véhicules de fonction nos experts seront en mesure de vous apporter différentes solutions pour réduire la fiscalité sur les Avantages en Nature : déclaration au réel (vs. auforfait), prise en charge du carburant (ou pas)…
Ces différents choix permettent fréquemment d’alléger la fiscalité sur les Avantages En Nature. A la clé : des économies pour l’entreprise et une préservation du pouvoir d’achat des collaborateurs.

 

4) Optimiser les avantages collaborateurs

Les évolutions fiscales poussent à repenser le “package mobilité” proposé aux collaborateurs.
Certaines alternatives permettent de maintenir l’attractivité du package tout en maîtrisant le coût : véhicules plus sobres adaptés aux usages réels, règles de renouvellement plus rationnelles, complément mobilité (train, vélo,autopartage…).

=> Objectif : repenser la mobilité des collaborateurs dans sa globalité.

=> Moyen : différents dispositifs permettent de redéfinir les avantages des collaborateurs en apportant plus de souplesse. Le Crédit Mobilité, par exemple, permet aux salariés titulaires d’un véhicules defonction de renoncer totalement ou partiellement à leur avantage encontrepartie d’une compensation financière permettant de prendre en charge fraisde déplacements professionnels et personnels.

 

5) Éviter les décisions “arbitraires” grâce à la data

La fiscalité seule ne suffit pas : il convient de croiser les usages réels et le choix des véhicules.
Ci-dessous, quelques exemples qui peuvent s’avérer particulèrement contreproductif :

  • des PHEV utilisés comme des thermiques = surconsommation de carburant
  • des véhicules surdimensionnés = fiscalité + énergie + pneumatiques en hausse
  • des véhicules électriques sous-utilisés = coût fixe injustifié

 

=> Objectif : anticiper les impacts de chaque choix au regard de la réalité des usages actuels

=> Moyen : là encore la télématique embarquée permet de bénéficier d’une visibilité claire et objective. En fonction des usages constatés, il serapossible d’effectuer des chois rationnels tout en anticipant les impacts budgétaires des différents scénarii.

 

 

6) Rester agile : la fiscalité change (presque) chaque année

Dernier point et probablement le plus important : il faut mettre en place une gestion de flotte automobile à la fois souple et évolutive. Evitez les durées d’engagement trop longues qui pourraient vous pénaliser en fonction des évolutions fiscales à venir et adoptez un outil de gestion de flotte à 360° permettant de répondre simultanément à plusieurs enjeux : réduction des coûts, réduction de l’impact carbone, mise en œuvre de l’autopartage au sein de votre entreprise, prévention du risque routier, sécurisation des véhicules…

Le rôle d’un outil de gestion de flotte en 2026 : passer du constat à l’optimisation

En 2026, les entreprises n’ont pas “juste” besoin d’un tableau Excel plus propre. Elles ont besoin de :

. visibilité (parc usages, consommations, coûts)
. alertes (dérives, incohérences, anomalies)
. capacité de simulation (scénarios de renouvellement, transition énergétique)
. pilotage multisites (France entière, par filiales, par entités)

C’est exactement là que la télématique et les outils de pilotage de flotte prennent toute leur valeur : transformer une contrainte fiscale en décision rationnelle, chiffrée, défendable.

 

Conclusion : l’année 2026 ne doit pas être subie. Elle doit être pilotée !

La fiscalité automobile 2026 confirme une trajectoire amorcée depuis plusieurs années : le coût d’une flotte dépend de plus en plus de son niveau d’émissions, de sa cohérence d’usage et de la capacité de l’entreprise à anticiper les changements.

La bonne nouvelle : les entreprises qui s’appuient sur la donnée et le pilotage peuvent réduire le risque budgétaire, accélérer leur transition énergétique tout en conservant une flotte attractive.

Depuis 2016, Optimum accompagne les gestionnaires de flotte dans cette transformation, en apportant les bons indicateurs et les bonnes pratiques, les leviers de pilotage et d’optimisation nécessaires pour décider vite… et bien.

Contactez-nous !

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